- Le staphylocoque se transmet par contact peau à peau et par des objets partagés comme les serviettes, les tatamis et l’équipement.¹
- Environ 1 personne sur 3 porte le staphylocoque dans le nez, généralement sans aucun symptôme.¹
- La prévention repose surtout sur la routine : couvrir les coupures, se doucher juste après l’entraînement et laver son équipement après chaque séance.
- Toute bosse rouge, gonflée, chaude ou douloureuse nécessite un médecin, pas une supposition.
Pourquoi les lutteurs et les pratiquants de grappling attrapent le staphylocoque
La lutte et le jiu-jitsu cochent toutes les cases de la transmission du staphylocoque. Les recommandations de santé publique les résument ainsi : la promiscuité, les contacts peau à peau fréquents, la peau lésée, les objets partagés ou contaminés, et les lacunes d’hygiène.² Un seul round peut réunir les cinq : brûlures de tatami et éraflures, la sueur d’un partenaire d’entraînement, un tatami partagé et un kimono (gi) resté toute la nuit dans un sac.
La plupart du temps, le staphylocoque vit sur la peau ou dans le nez sans causer de problème. Le problème commence quand il pénètre dans une coupure ou une éraflure. C’est pourquoi les habitudes ci-dessous visent deux choses : garder la peau intacte et couverte, et réduire la quantité de staphylocoques que vous ramassez et transportez.
Avant l’entraînement
- Examinez votre peau. Cherchez les nouvelles coupures, les éraflures, et tout ce qui est rouge ou sensible.
- Couvrez chaque coupure ou éraflure d’un pansement propre et sec qui tiendra en place.
- Ne vous entraînez pas si vous avez une plaie ouverte que vous ne pouvez pas couvrir, ou une zone qui semble infectée.
- Coupez vos ongles pour ne pas griffer vos partenaires (ni vous-même).
- Apportez votre propre gourde et votre propre serviette.
Sur le tatami
- Portez un kimono ou un rashguard (t-shirt de compression) propre à chaque séance, sans exception.
- Pas de chaussures sur le tatami, et des tongs partout ailleurs.
- Ne partagez pas les serviettes, les rasoirs ni l’équipement.
- Prévenez votre entraîneur si vous remarquez une zone suspecte sur vous ou sur un partenaire.
Après l’entraînement
- Douchez-vous avec du savon dès que possible après le cours, avant de faire quoi que ce soit d’autre.
- Lavez votre kimono et votre rashguard après chaque séance. Suivez l’étiquette d’entretien et séchez-les complètement.
- Ne laissez pas d’équipement humide dans votre sac. Sortez-le dès votre retour à la maison.
- Lavez aussi régulièrement votre ceinture, vos genouillères et votre sac.
Ce que votre club devrait faire
Les bons clubs nettoient et désinfectent les tatamis chaque jour, avec un produit homologué pour cet usage et en respectant le temps de contact indiqué sur l’étiquette.² Ils ont aussi une règle claire pour les problèmes de peau : en cas de doute, on reste sur la touche jusqu’à l’accord d’un médecin. Si votre club ne fait ni l’un ni l’autre, il est légitime de poser la question.
Quand consulter un médecin
Consultez un médecin si vous avez une bosse ou une zone rouge, gonflée, chaude, douloureuse ou qui contient du pus, surtout si elle s’aggrave ou si vous avez de la fièvre. N’essayez pas de la drainer vous-même, et ne vous entraînez pas avant d’avoir reçu le feu vert. Le staphylocoque et la teigne (dermatophytose) peuvent se ressembler au début, et ils nécessitent des traitements différents.
- Centers for Disease Control and Prevention. Staphylococcus aureus basics and MRSA prevention.
- Centers for Disease Control and Prevention. MRSA prevention and control for athletic facilities.