- Lavez votre kimono (gi), votre rashguard (t-shirt de compression) et votre short après chaque séance, et non toutes les deux ou trois séances.1
- Séchez complètement votre équipement. Les CDC (Centers for Disease Control and Prevention, l’agence de santé publique des États-Unis) conseillent aux sportifs d’utiliser un sèche-linge plutôt que de faire sécher leurs affaires suspendues.1
- Lors de tests en laboratoire, le staphylocoque et des bactéries similaires ont survécu au moins une journée sur des tissus courants, et certains pendant des mois.3
- Un équipement propre est plus efficace avec une peau propre : douchez-vous peu après l’entraînement et couvrez toute coupure.1
La réponse courte
Lavez votre kimono et votre rashguard après chaque entraînement, et séchez-les complètement avant de les porter à nouveau. C’est le conseil des CDC pour les sportifs : lavez et séchez entièrement votre tenue, vos serviettes et vos vêtements après chaque utilisation, au sèche-linge plutôt qu’à l’air libre.1
Un kimono qui reste humide dans votre sac jusqu’au lendemain ne fait pas que sentir mauvais. C’est un endroit chaud et imprégné de sueur où les germes du tatami peuvent s’attarder.
Pourquoi un kimono plein de sueur n’est pas anodin
En lutte au sol, la peau et le tissu restent longtemps pressés contre d’autres personnes et contre le tatami. Le staphylocoque et le SARM (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) se transmettent par contact avec une peau infectée et avec des objets qui l’ont touchée.5 La teigne (dermatophytose), une infection fongique de la peau, se transmet par contact avec la peau et par des objets partagés comme les serviettes.2
Les tissus peuvent retenir les bactéries. Dans une étude en laboratoire, le staphylocoque (y compris le SARM) et des bactéries similaires ont survécu au moins une journée sur chacun des tissus hospitaliers testés, dont le coton et le polycoton, et certains ont survécu plus de 90 jours.3 Votre sac de sport n’est pas un laboratoire hospitalier, mais la leçon reste valable : un tissu sale ne se nettoie pas tout seul.
Comment laver votre kimono
- Sortez-le de votre sac dès votre retour à la maison. Si vous ne pouvez pas le laver tout de suite, suspendez-le déplié au lieu de le laisser roulé en boule et mouillé.
- Lavez-le après chaque séance, même légère.1
- Retournez-le sur l’envers et utilisez votre lessive habituelle.
- Suivez l’étiquette d’entretien pour la température de l’eau, car elle est prévue pour ce tissu.
- Séchez-le à cœur. Le sèche-linge est la solution que privilégient les CDC pour l’équipement sportif.1 Si l’étiquette indique une chaleur douce, utilisez une chaleur douce et prolongez le séchage jusqu’à ce que l’épais col et les revers soient entièrement secs.
- Lavez-vous les mains après avoir manipulé un équipement sale.1
Si votre kimono sent encore mauvais après le lavage, voyez-y le signe qu’il faut changer quelque chose : lavez-le plus tôt après le cours, ne surchargez pas la machine et assurez-vous qu’il est parfaitement sec avant de le remettre dans votre sac.
Rashguards, spats et shorts
Traitez votre équipement de no-gi (pratique sans kimono) comme des sous-vêtements : on le porte une fois, puis il part au lavage. Les rashguards et les spats (leggings de compression) restent collés à votre peau pendant toute la séance, ils accumulent donc beaucoup de sueur.
La plupart sont en tissu synthétique extensible, alors vérifiez l’étiquette avant d’utiliser une chaleur élevée. Quel que soit le réglage choisi, assurez-vous qu’ils ressortent complètement secs. Ne ressortez jamais un rashguard humide de votre sac pour une deuxième séance.
Si vous vous entraînez deux fois dans la journée ou participez à une compétition, emportez une tenue de rechange et un sac séparé pour l’équipement utilisé. Ainsi, les vêtements imprégnés de sueur restent à l’écart des vêtements propres, et vous n’avez jamais à enfiler quelque chose d’humide.
Votre ceinture, votre sac et le reste
Quelle que soit la tradition dans votre salle, votre ceinture touche vos mains, votre kimono et vos partenaires d’entraînement à chaque séance. Elle mérite, elle aussi, d’être lavée régulièrement.
- Essuyez ou lavez souvent les genouillères, les casques et le reste de l’équipement, et laissez-les sécher avant de les réutiliser.4
- Videz votre sac de sport après chaque séance et laissez-le s’aérer.
- Apportez votre propre serviette, et ne partagez ni serviettes, ni vêtements, ni rasoirs.1
- Portez des sandales ou des claquettes de douche en dehors du tatami et dans les vestiaires.2
Les salles ont aussi un rôle à jouer. Les CDC conseillent de nettoyer l’équipement partagé après chaque utilisation et de se concentrer chaque jour sur les surfaces en contact avec la peau nue.4 Pour en savoir plus, consultez ce que les sportifs ne devraient pas partager.
Prenez aussi soin de votre peau
Un équipement propre n’est utile que si votre peau reçoit le même soin. Douchez-vous avec du savon dès que possible après l’entraînement.1 Couvrez les coupures et les brûlures de tatami d’un pansement propre et sec jusqu’à ce qu’elles guérissent.1 Si une plaie ne peut pas rester couverte pendant l’entraînement, les CDC conseillent de ne pas s’entraîner tant que ce n’est pas possible.4
Examinez votre peau après le cours, en particulier sur le visage, le cou et les bras. Notre guide sur les infections de la peau en lutte présente les éruptions et les plaies les plus fréquentes chez les pratiquants de lutte au sol.
Quelques autres habitudes aident. Les CDC conseillent de garder la peau propre et sèche, de garder les ongles des mains et des pieds courts et propres, et de changer de chaussettes et de sous-vêtements tous les jours pour aider à prévenir la teigne.2
Quand consulter un médecin
Renoncez à l’entraînement et consultez un médecin si vous remarquez l’un de ces signes :
- Une bosse ou une plaie rouge, enflée, chaude, douloureuse ou remplie de pus5
- Une rougeur qui s’étend, ou des traînées rouges qui partent d’une coupure
- De la fièvre ou des frissons accompagnant un problème de peau5
- Un groupe de cloques, ou une éruption en forme d’anneau qui démange
Si vous avez de la fièvre avec une rougeur qui s’étend rapidement ou si vous vous sentez très mal, consultez en urgence ou appelez les urgences (le 112 en Europe, le 911 au Canada et aux États-Unis). Ne pressez ni ne drainez une bosse vous-même. Prévenez aussi votre entraîneur, afin que la salle puisse être nettoyée et que vos partenaires d’entraînement puissent surveiller l’apparition de signes.1
- Centers for Disease Control and Prevention. Athletes: MRSA Prevention and Control. https://www.cdc.gov/mrsa/prevention/athletes.html
- Centers for Disease Control and Prevention. Ringworm Basics. https://www.cdc.gov/ringworm/about/index.html
- Neely AN, Maley MP. Survival of enterococci and staphylococci on hospital fabrics and plastic. Journal of Clinical Microbiology, 2000;38(2):724–726. https://journals.asm.org/doi/10.1128/jcm.38.2.724-726.2000
- Centers for Disease Control and Prevention. Athletic Facilities: MRSA Prevention and Control. https://www.cdc.gov/mrsa/prevention/coaches-athletic-directors.html
- Centers for Disease Control and Prevention. MRSA Basics. https://www.cdc.gov/mrsa/about/index.html